Les concerts de LA SAS

THÉA

Le Radiant-Bellevue (Caluire-et-Cuire) - 20h - 34,90€

THÉA

️ Jeudi 11 mars 2027
Le Radiant-Bellevue (Caluire-et-Cuire)
  Billetterie ouverte !


Fin août 2025, THÉA revient avec un titre majuscule comme son nom qu’elle épelle dès l’intro de h4rdr0ck3r : ‘T-H-É-A full caps letter, c’est nous les new hardrockers’, nouvel hymne emo et hyperpop dans lequel elle enchaîne les punchlines incisives et les flows incandescents.

Après un début d’année qui l’a vu sortir le EP ‘Comète’, ‘sold-out sa tournée’ et La Cigale, enchaîner les festivals (Printemps de Bourges, Paléo, Vieilles Charrues, Rock en Seine, Musilac, Les Ardentes, Golden Coast…) et avant d’annoncer son Olympia d’avril 2026 complet (7 mois avant !) et d’ouvrir un Zénith de Paris pour mars 2027, THÉA s’installe en figure de proue d’un élan générationnel aussi désinvolte qu’insolent où les « kidz fucked up » deviennenent les « new h4rdr0ck3rs » incarnant un nouveau phénomène qui retourne tout sur son passage.

« J’suis pas une fille, moi j’suis une comète »scandait THÉA dans le sidérant et hypnotique titre FASTLIFE!. COMÈTE, tout était dit ou presque dans le nom de baptême de ce EP fracassant : la peur irrépressible de chuter, la mort aux trousses, comme la fulgurance et la beauté de celle qui s’enflamme avec éclat. Juste avant le crash.

Née en 2001, THÉA personnifie ainsi l’énergie du désespoir en cinq titres instinctivement punks aux pulsations rave et aux accents emocore, avec des mélodies (ultra)pop aux airs d’hymnes générationnels. Comme un cri du cœur, entre rage et doutes existentiels, qui incarne l’urgence d’une jeunesse qui ‘cavale’ devant le spectre de l’urgence climatique, de la désintégration sociale, d’une vie où dansent aussi autour d’elle des démons plus intimes, lorsqu’on ne se reconnait pas dans une société hétéronormée.

THÉA ne fait pas l’économie de ses blessures d’antan. Sûrement pour ne jamais oublier qu’il a parfois été difficile de se libérer du joug du regard des autres et de la stigmatisation constante. Celle qui blesse, mais qui lui a donc permis de composer ses chansons qu’elle qualifie de « magasins de larmes » comme elle l’a exprimé dans un ancien titre.

Pour comprendre le message de THÉA il faut ainsi revenir à son identité queer. Pour elle : « être queer à la base c’est être évidemment lesbienne, trans, pédés, non binaire… ». Mais au-delà de l’orientation sexuelle c’est d’abord embrasser ces identités en marge. Et surtout parvenir à détacher sa propre identité en termes de genres et de normes. « Je suis une fille trans qui s’habille parfois de manière un peu masculine. Une fille qui a les cheveux roses, un piercing et qui a une grosse voix » dit-elle dans un sourire vertigineux. Elle reconnait aussi dans l’itinéraire et la figure iconique de David Bowie un exemple : « Il n’y a pas plus gender fluid et non-binaire dans l’expression artistique que lui »

Dans l’espoir d’un futur largement hypothétique, THÉA ne se laisse pas d’autre choix que de composer une musique nerveuse, accélérée, défiant toutes les contraintes sociales de limitation de vitesse. Lorsqu’on lui parle de musique, elle dit spontanément : « la musique c’est du bruit ». Le bruit strident de la colère, de la violence qu’il ne faut pas toujours contenir. Ce bruit chez THÉA est percussif, cardiaque, comme si les 120 battements par minutes n’étaient pas assez décisifs pour mener une existence au bord du gouffre.

Elle fait ses premières armes à la batterie. Elle exprime ainsi la nécessité du rythme pour sortir d’elle-même. Mais les morceaux de THÉA naissent toujours à l’ordinateur, mieux selon elle, que tous les instruments réunis. A onze ans, elle commençait son apprentissage avec GarageBand et le plaisir de voir se superposer et se mêler les boucles pour faire sens. L’ordinateur est ici l’instrument de sa liberté, celui de tous les possibles, pouvant conjuguer robotique et impulsion.

« On est plus des enfants/ on est des courants d’air/ On veut que le beau temps et la ville tout entière/ J’voudrais pas me méprendre mais j’crois qu’on vous emmerde/ On s’défonce et on danse/ On s’défonce et on danse ».Les textes de THÉA brulent comme une rafale en coups de poings. Écriture en cut-up à la Burroughs. Bien sûr le rap n’est jamais loin dans l’idée de la scansion, mais ici le style cherche l’accident, la collision âpre avec la poésie classique. Le stade d’après la punchline. Loin de toute posture esthétique. THÉA écrit plutôt comme si elle cherchait le meilleur slogan, à corps et à cri, pour les manifs. Une succession de chœurs brûlés et denses qui réfléchissent en accéléré.

« Allo ? c’est moi/ Est ce que tu veux passer chez moi ? C’est la fin du monde mais j’ai d’la drogue et plein de vodka » THÉA est entière, jubilatoire dans ces excès qui parfois ressemblent à ses démons : l’alcool, les relations toxiques, Paris cette capitale qui séduit autant qu’elle blesse, les drogues aussi dont il est beaucoup question dans ses rimes qui parfois ont cette vigueur cocainesque…

Et pourtant nul prosélytisme dans cet état des lieux de THÉA qui le dit clairement et frontalement : « J’essaie de raconter une réalité dans ce qu’elle a de plus dure, et de beau dans le même temps. Les artistes ne sont pas là pour faire la promotion de quoi que ce soit. Moi je raconte une réalité de manière la plus vraie possible. Mais sans prosélytisme. J’ai besoin d’arrêter les substances, parce que c’est mieux pour moi, et plus compatible avec ma vie qui s’accélère dans la musique, Parce que mon corps est ce qui me fait vivre. Je chante sur scène, je joue ma vie, et j’ai senti que si je continuais, j’allais crever et que je n’avais pas envie de mourir. »

THÉA cherche toujours la poésie dans le territoire de la bizarrerie et dans l’énergie imprévisible des concerts. Où les corps deviennent alors une arme politique d’émancipation et de liberté. Comme la fête dès lors qu’elle est une manière de créer un nouvel espace qui n’existe pas dans la norme sociale. THÉA construit son parcours avec le souvenir chevillé au corps de ce premier concert improvisé dans un squat de Montreuil au sortir du confinement. Un geste d’agit prop’ et de survie. Désormais elle dit se sentir « trop belle sur scène », avec le plaisir infini de l’interaction nourri à cette fondation de l’intersectionnalité.

Pour elle, la musique n’a pas la fonction de réparer, bien au contraire : « la musique n’est pas une « safe place ». C’est à l’inverse un endroit de catharsis, et de douleurs confondues ». La musique comme vecteur idéal pour poursuivre son intranquillité et ce désir ardent et fiévreux de mise en danger perpétuelle. Écrire des sentiments et des fureurs qui lui font peur. Cette vie d’une femme en cavale est décidément remplie de rêves aussi dangereux que salvateurs. Consciente de son rôle, THÉA confie : « des meufs trans qui chantent dans les squats il y en a pas mal. Aux Victoires de la musique, cela devient carrément un défi et donc un acte politique »

Un concert présenté par La SAS en accord avec W Spectacle.

   LE LIEU :
Le Radiant-Bellevue

1 Rue Jean Moulin, 69300 Caluire-et-Cuire


 CONTACT :
La SAS Concerts
• Infos, presse & partenariats : lea[at]grandbonheur.org
+33 (0)4 96 17 57 26
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