Le Radiant-Bellevue (Caluire-et-Cuire) - 20h - 45€
RISE AGAINST
Mercredi 8 juillet 2026
Le Radiant-Bellevue (Caluire-et-Cuire)
Billetterie ouverte !
Les mensonges sont omniprésents. Sur tous les écrans, les marchands de désinformation exercent leur emprise cruelle. On a l’impression nauséabonde de se noyer dans un flot de bruits stridents et de futilités. L’eau monte. La terre tremble. Les ombres s’allongent et la lumière faiblit. C’est le moment idéal pour un nouvel album de Rise Against.
Rares sont les groupes dont le nom a été aussi juste que celui du quatuor punk de Chicago. Tandis que les modes passagères et les imitations éphémères se succédaient, Rise Against est resté un phare de résistance artistique. Tout en renouvelant sans cesse leur formule, ils ont conservé leur esprit de rébellion originel pendant plus d’un quart de siècle, accumulant une œuvre qui fait office de chronique de notre délitement collectif. Des détonations de hardcore mélodique coexistent en tension parfaite avec des avertissements alarmistes sur la dystopie qui se profile. Et sur leur dernier album chez Loma Vista, Ricochet, ils ont créé ce qui est peut-être leur cycle de chansons le plus viscéral, urgent et intense.
Au cours des quatre années écoulées depuis le dernier album de Rise Against, le monde a continué d’être déchiré par des mensonges éhontés, une cupidité sans bornes et des actes d’une cruauté insoutenable. Cette dégradation n’a pas échappé au groupe. Ricochet s’empare de ces crises et les dissèque avec une lucidité implacable, une émotion brute et une perspective globale. Dans un contexte d’agression nationaliste et d’isolationnisme, l’album nous invite à réfléchir à notre propre interdépendance. Une forme de théorie du chaos où nos actions incontrôlées et notre colère sèment le chaos de manière parfois difficile à appréhender.
« Qu’on le veuille ou non, on est tous interdépendants », déclare Tim McIlrath, chanteur, guitariste rythmique et parolier du groupe Rise Against. « Tout ce que l’on fait a des répercussions sur autrui. Nous sommes liés à d’autres pays et à d’autres économies ; nous sommes liés aux immigrés sans papiers. Nous sommes liés à chaque décision prise par nos dirigeants. Nous ne sommes pas aussi isolés que nous le pensons. Nos actions, bonnes ou mauvaises, ont un effet domino considérable. »
La gestation de l’album a débuté après les tournées marathon de Nowhere Generation en 2021. Fidèles à leur habitude, McIlrath et l’autre compositeur du groupe, le bassiste Joe Principe, se sont retrouvés pour échanger leurs idées. Une fois celles-ci bien définies, ils sont entrés en studio avec le guitariste soliste Zach Blair et le batteur Brandon Barnes, avec l’objectif affiché de s’affranchir de l’idée préconçue de ce à quoi une chanson de Rise Against devait ressembler. Ils ont fait appel à la productrice Catherine Marks (Boygenius, St. Vincent), lui confiant la mission d’enrichir leurs morceaux déjà dévastateurs. Enfin, l’ingénieur du son Alan Moulder (Nine Inch Nails, Paramore, The Killers) a apporté une touche sophistiquée et atmosphérique au produit final.
On perçoit ce changement subtil avec une acuité particulière sur « I Want It All » et le morceau éponyme de l’album. Le premier est un riff entraînant, parfait pour headbanger, qui évoque presque un classique oublié des années 70 des Kinks (si les frères Davies avaient grandi avec Fugazi). Quant à « Ricochet », il s’ouvre sur des claquements de boîte à rythmes langoureux, flirtant avec l’électro-clash avant de se transformer en un hymne survolté, digne des plus grandes salles de concert, qui devrait inciter ces dernières à revoir leur assurance toiture à la hausse avant de programmer le groupe.
Avec « Nod », premier single extrait de l’album, Rise Against capture la tourmente émotionnelle qui imprègne l’air du temps (« la frontière… entre rêves et cauchemars est ténue comme un rasoir »). Rolling Stone s’enthousiasme, la qualifiant de « cri de ralliement particulièrement puissant pour l’instant ». Vice s’extasie, la décrivant comme « l’hymne dont nous avons besoin maintenant », un titre où Rise Against est au sommet de son art : « passionné, sûr de lui et encourageant ». Le second single, « Prizefighter », est un morceau percutant qui recourt à la métaphore de la boxe pour explorer le lien entre un artiste et ses fans. Mêlant introspection et énergie explosive, la chanson s’inscrit dans la lignée des précédents classiques du groupe, certifiés platine et or.
C’est cette subtilité tridimensionnelle qui a permis à Rise Against de composer certains des morceaux rock les plus importants de leur génération. Sur Ricochet, les textes de McIlrath abordent nombre des crises les plus pressantes de notre époque, offrant une justesse inébranlable sans hypocrisie, et une empathie sans pour autant absoudre les coupables. Ils évoquent des scénarios apocalyptiques (« Black Crown ») et les fausses promesses faites à la jeunesse (« Gold Long Gone »), la nécessité de résister à l’allégeance aveugle (« Soldier »), la santé mentale (« Sink Like a Stone ») et le sensationnalisme du complexe industriel du divertissement algorithmique (« State of Emergency »). De tout cela, un optimisme prudent se dégage quant à la possibilité d’un changement réel et durable.
« La lutte pour un monde meilleur commence presque toujours par une opinion impopulaire ou par une minorité de voix », explique McIlrath. « Quand on se sent submergé, quand on a l’impression d’être seul contre tous, il est important de se rappeler que chaque mouvement de résistance a débuté par un petit groupe passionné. Nos chansons peuvent vous plonger dans les ténèbres, mais il y a toujours des lueurs d’espoir pour vous aider à en sortir. »
-Jeff Weiss
Un concert présenté par La SAS en accord avec AEG
Le Radiant-Bellevue
1 Rue Jean Moulin, 69300 Caluire-et-Cuire
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